Autoportrait

Je crois en un monde, résilient, magique et collaboratif.

Je crois à la musique solaire, à ses mutations, à son expansion permanente comme une vague énergétique sans fin. 

Je crois à la musique « à vivre » charnelle, intuitive, savoureuse.  

Je crois au son, à sa juste intention et au chant foisonnant de la nature .

J’ai grandi dans une famille où les arts avaient un goût particulier. 

Les arts déco, l’artisanat, les accords de Django Reinhardt en écho au Paris des années 40. 

Apparaître ans le courant du XXe siècle confère quelques privilèges.

Être traversé par les passions du monde des idées, du son musical de l’esthétique, avoir la chance de partager des états de conscience nouveaux.

Être aussi l’enfant du passage des millénaires, au carrefour des mythes et des récits qui culminent à ce moment de notre histoire.

La collection de vinyles de la famille contenait peut-être l’essentiel pour naître à la musique. Des chants traditionnels grecs qui me stupéfiaient, par l’impact que la voix peut avoir sur nos mémoires émotionnelles, des œuvres de Bach, Liszt, les concertos pour piano de Prokofiev, du blues vocal, rejoint très vite par la vague du Rock progressif.

Puis il y eut un jour il y eut les notes de Wayne Shorter.

Je comprenais que l’on pouvait être une « voix » au-delà d’un son de saxophone ou de flûte.

Ainsi la musique est vibration partagée, elle décrit le monde visible et invisible qui nous entoure.

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